LE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ


Une pièce de : William SHAKESPEARE Production : Compagnie SAKIDI Coproduction : Office départemental de la culture, Centre Dramatique Régional OI Avec le soutien de : La Région Réunion, Le département Réunion, La ville de Saint Denis. Mise en scéne : Jerzy KLESYK. assité de Lolita TERGÉMINA, Scénographie et costumes : Bruno de LAVENÈRE,Réalisation costumes :Sophie LALLMAN Création Lumière :Jean-Luc CHANNONAT, Création musicale Nicolas MOUCAZAMBO, Chorégraphie : Soraya THOMA et Nicolas MOUCAZAMBO, Régisseur général : Thierry ALLAIRE, Coiffeuse : Joanna RIPOUTEAU, Maquilleuse : Sabine BEGUEY, Assistante costuemes et habillage : Anne Sophie CHOMEZ Avec : David ERUDEL , Rachel POTHIN,Alex GADOR, Nicolas GIVRAN, Jean-Laurent FAUBOURG, Érik ISANA, Karen DARDELIN, Lolita TERGÉMINA, Portia MANYIKE, Georgette ÉLISE, Fabienne MAILLOT, Nelly CAZAL, Valérie CROS, Didier IBAO, Rouben SAVARIAYE, Sylvain NIACAVÉRÉ, Johan JONZO, Nicolas MOUCAZAMBO. Shakespeare et Sakidi Par Marine Dusigne le Journal de l'Ile du vendredi 13 octobre 2006 Il fallait frapper fort pour s'imposer d'entrée de jeu. La compagnie Sakidi a donc choisi, excusez du peu, William Shakespeare et son "Songe d'une nuit d'été" pour le plaisir et la postérité. Plutôt réussi, comme le laissait imaginer l'alchimie de personnalités réunies pour ce projet. À quelques exceptions près, il n'y a que des pros des tréteaux dans la troupe levée par Lolita Tergemina pour optimiser la théâtralité pays. De quoi servir décemment, a priori, le propos du héros de Stratford-upon-Avon, avec l'appui du metteur en scène et pédagogue Jerzy Klesyk, pour mitonner ce morceau de "théâtre dans le théâtre", comme on dit. De fait, les premiers ont assuré leur emploi, offrant même ici et là des moments de vraie jubilation laissant le public pantois au fil de l'action. Là où, pour faire la part belle à l'extravagance de circonstance, on attendait Oberon, roi des fées, taillé aux mesures de la démesure à laquelle David Erudel nous a habitués, c'est en réalité Bottom que l'on a trouvé, incarné avec un brio rarement égalé par un Didier Ibao dont on sait pourtant depuis longtemps les multiples qualités. Avec Shakespeare, il s'est surpassé. On lui décerne, sans surprise, un équivalent en prestance, élégance et performance, au registre féminin, sous les traits de Rachel Pothin, véritable diva des planches dans la peau de Titania. Ajouter à ces deux-là, le talent, ici éclatant, d'un Nicolas Givran magnifique, magique et subtilement fantasque dans le rôle du Puck confident, et c'est une trilogie qui a elle seule fait honneur à la compagnie, sachant que les autres comédiens de Sakidi, qu'ils aient surjoué ou qu'ils soient restés un peu en deçà du défi à relever, dans leur majorité n'ont pas démérité. Et la mise en scène ? Rien de transcendant si l'on en juge par les sorties de scène en courant, à tout bout de champ, les plans redondants et la gestuelle déclamatoire coupant les élans de vitalité de l'histoire. Seulement là aussi il se trouve des moments fugaces mais excellents, des tableaux efficaces, des envolées de créativité qui emballent ce songe bien éveillé dans l'étoffe du succès.
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